Générer de l’alpha ne relève pas uniquement des convictions, mais d’une prise de risque active plus délibérée. / L’enjeu à présent est autant de renforcer la résilience que de générer de la performance de court terme. / Les stratégies de gestion active couvrent aujourd’hui un large spectre, du systématique au discrétionnaire.
La gestion active évolue pour répondre à l’évolution des marchés et aux nouvelles attentes des investisseurs.
La gestion active entre dans une phase décisive. Après plusieurs années d’ajustement sous l’effet des pressions sur les coûts liées à la montée en puissance de la gestion passive, l’industrie est désormais remodelée par les intentions des investisseurs : comment naviguer face à l’incertitude, générer des performances plus résilientes et construire des portefeuilles capables de s’adapter aux changements de régimes de marché. La manière dont les investisseurs appréhendent l’alpha est donc en pleine mutation.
La demande pour de la gestion active demeure solidement ancrée dans la recherche de rendement, de croissance et de stabilité. Toutefois, plutôt que de considérer l’alpha uniquement sous l’angle d’une sélection de titres sans contrainte, les investisseurs s’attachent de plus en plus à comprendre comment les convictions issues de la recherche peuvent se traduire en résultats concrets au sein des portefeuilles. La gestion active dépasse désormais la simple surperformance d’un indice de manière isolée.
Pourquoi la gestion active redevient primordiale : disruption et dispersion
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de transformation rapide et sans précédent des fondamentaux économiques. L’intelligence artificielle redessine les dynamiques de productivité et de concurrence à l’échelle des secteurs et des régions, tandis que la fragmentation géoéconomique reconfigure les chaînes d’approvisionnement mondiales et les décisions d’allocation du capital. Les cycles économiques sont ainsi devenus moins synchronisés, tandis que l’incertitude entourant la croissance, l’inflation et les taux d’intérêt s’est accentuée.
Dans ce contexte, les valorisations divergent de manière significative, à mesure que les anticipations s’ajustent rapidement et que l’écart entre les valeurs perçues comme gagnantes et perdantes se creuse. Cela crée un champ d’opportunités plus riche pour les sociétés de gestion capables d’analyser rigoureusement les fondamentaux et de positionner leurs portefeuilles avec discipline. Toutefois, à mesure que les dynamiques de marché, y compris celles liées aux corrélations entre classes d’actifs, deviennent plus complexes et moins linéaires, les investisseurs accordent une attention accrue à la manière de renforcer la résilience de leurs portefeuilles.
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Par Andrew Wells, Directeur de la Gestion d’Actifs, Fidelity International
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